190 m2 de transformation totale – 1ère partie

Publié le 29 juin 2020 dans Projets en cours

Dans cet article, je vais vous parler d’un chantier d’envergure en cours de réalisation. J’aurais l’occasion de vous en reparler dans un ou plusieurs articles, mais aussi de vous montrer une vidéo quand tout sera fini… Mais patience !

Reprenons l’histoire au tout début ; ce projet concerne un 2ème appartement pour des clients qui ont déjà fait appel à moi il y a environ 3 ans. Ce premier projet s’est admirablement bien passé ; vous pouvez voir le résultat ici : https://floraauvray.com/projet/en-famille/

Or, il y a quelques mois, le client découvre un autre bien à deux pas du premier et décide (sur un coup de tête ?!) de vendre son appartement pour acheter cet appartement un peu plus grand certe mais surtout au charme incomparable… Et nous revoilà parti pour une nouveau challenge !

Car il s’agit bien d’un challenge, car la configuration ne se prête pas aux besoin d’une famille ;

. De plan carré, l’appartement évite les longs couloirs… mais la zone centrale est sombre car sans éclairage naturel.

. Il est constitué en très grande partie de grandes pièces d’apparat.

. Il a été transformé en bureaux, plus de salles de bain, plafonds et murs doublés…

Par ailleurs, l’immeubles est très ancien, aucun sol n’est plan, aucun mur droit et un cabinet d’avocats possède tous les locaux situés au-dessous et au-dessus !

On constatera par la suite que la structure de l’immeuble constituée de poutres et poteaux bois n’est pas en très bon état et que plusieurs couches successives et lourdes reposent sur les planchers…

L’état de l’appartement lors de la première visite, lors de la promesse de vente.

 

Malgré les transformations, mon client avait pu voir que le parquet, les moulures, les corniches avaient été en très grande partie préservés et que l’appartement avait un cachet incomparable ! Le potentiel est là c’est sûr !

La première chose a faire fut, dès la vente réalisée, de déposer les doublages et faux plafonds en dalles pour vérifier l’état réel des murs et prendre les cotes précises afin de réaliser un plan d’état existant.

Prises des cotes, de photos, assistée d’Aude et d’Anne-Marie.

 

Ensuite, c’est au tour des esquisses. Cette phase est toujours passionnante, elle permet de trouver l’organisation spatiale idéale, la plus adaptée aux besoins des clients. Et je ne me limite pas à une ou deux esquisses… Je dessine à main levée autant de possibilités que je puis en trouver, modifiant celles-ci en fonction des remarques des clients… ces allées retours sont essentiels pour que les clients s’approprient les lieux. Les échanges sont toujours riches et permettent de bien entrer dans les besoins de ceux qui vont y vivre.

Le plan d’état existant coté.

 

Une des esquisse à main levée.

 

Le plan finalisé.

 

Je passerai sur les mois de conception pendant lesquels sont dessinés en détail les différents espaces ; cuisine, salles de bain, dressings…, les matériaux choisis et l’ensemble des travaux précisés dans un descriptif précis. Ces éléments permettent aux entrepreneurs de faire des devis détaillés.

Premier coup de pioche… et les travaux démarrent. Nous sommes début février ! Nous ne savions pas alors que le 16 mars, le chantier serait arrêté brutalement…

Le parquet est déposé dans la future salle de bain parentale.

 

Du monde s’active ; maçons, électriciens, plombiers, menuisiers et même peintres… Parfois, plus de 10 ouvriers travaillent en même temps !

 

Mais fin février, mauvaise surprise… la structure complexe de l’immeuble est en mauvaise état. En plus des ouvertures de murs porteurs prévus initialement, des renforts s’avèrent nécessaire dans une chambre, mais surtout dans la partie centrale qui sera rattachée à la cuisine ultérieurement… Les réunions se suivent ; syndic, architecte de l’immeuble, ingénieur structure… mais le Coronavirus passe par là et stoppe la procédure qui heureusement suivra son cours – lentement – pendant le confinement.

Les poutres en mauvais état.

 

Les travaux ont finalement repris lentement après les 15 premiers jours de sidération ; une entreprise à la fois, avec masques et gants… 2 ou 3 personnes maximum oeuvrent ur le chantier. Un planning serré est prévu par corps d’état pour éviter autant que possible les croisements.

Le staffeur avance dans la chambre de la fille… Difficile travail lorsque rien n’est plan !

Aujourd’hui, on commence à reprendre un rythme presque normal, mais en faisant toujours attention ; pas trop de monde et les masques sont de rigueur lorsque 2 personnes travaillent dans la même pièce. Le virus est toujours là, ne l’oublions pas !

Nous ne rattraperons pas le retard, mais tout le monde est bien déterminé à avancer au plus vite !